Bleuités

Bleuités
Exposition du 25 au 30 septembre 2025

Les bleuités

« …Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour ! » — Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre (1871)

Le mot « Bleuité » a été utilisé la première fois par Arthur Rimbaud dans Le Bateau ivre. Il ne désigne pas seulement la couleur bleue, mais aussi toutes les nuances, les états, les émotions, les atmosphères associés à cette couleur.
Comme si le bleu était un être vivant.

La complexité d’une couleur

Le terme de « Bleuités » est une façon de dire que le bleu n’est pas une couleur statique : elle pulse, vibre et se transforme.
Cela renvoie à l’idée que la couleur bleu peut-être une porte vers l’invisible, le rêve, mais est aussi bien présente dans la réalité.

Elle évoque aussi des états plus troubles comme dans le poème de  Rimbaud : « les rousseurs amères de l’amour ».

Peinture/musique

Dans le cadre de cette exposition, le terme de « bleuités » prend aussi une dimension expérimentale : il s’agit d’explorer comment les nuances de bleu se manifestent en peinture et en musique, et comment elles créent une expérience synesthésique (où peinture et musiques se répondent).

En peinture, les nuances de bleu captent la lumière ou plongent dans l’ombre. Les œuvres jouent avec la matière pour évoquer l’eau, le ciel, ou des formes abstraites.

En musique, la bande-son au style électronique et techno (composée par Raphaël), où les sons profonds, les nappes hypnotiques et les rythmes envoûtants tentent de traduire les bleuités en vibrations.

L’exposition se veut alors un rapprochement des pratiques artistiques et comme la traduction des multitudes de teintes et de tonalités.

« L’espace que nous traversons est ce bleu terrestre invisible qui fait corps avec nous. » — Jean-Michel Maulpoix, Une histoire du bleu, 1992

Catalogue de l’exposition

Du monde confus, opaque des ossements et des graines

L’aile qui déjà
recouvre mon visage
ne fait pas de moi un oiseau

Juin charge l’arbre de fruit

Le blanc-bleu de l’aube

Nous sommes d’un monde qui déjà n’est plus

Je vis dans la fraternité des astres

L’annonce aux abeilles

Dans le bleu, il prononce un mot d’arbre

Ce qui luit

Colombe bleue

Une de ses nuits

Torse archaïque d’Apollon

Albedo de Bond

J’ai marché sous la pluie cette nuit-là

Les anges comme je les sais

Pourquoi k’ça marche tipu ?

Nos têtes cesseront de penser

Je me fous de ce qui a été écrit

Ma vie n’est pas

Rochers déchirés par le temps

Immobiles les images du passé

In the Magical Garden

Woodoo Girl

If I must Die

Vous les reconnaitrez à leur fruits

La nuit tous les chat grins
sont gris grins

À quoi touchent les jours

Odeur du Jour

La vie passe

Sous la lune, seul à boire

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires!

Jamais l’ombre et l’eau

Le Cavalier Bleu

Pourrais-je réparer la toile de ma jeunesse

Quelque chose de bleu qui paraissait une aile

Pétition contre

Game-Changer